La ville d’Antequera m’avait laissé un souvenir iconique, l’ayant quittée en pleine semaine sainte en ce mois d’avril 2012. En 2024, j’y arrive une après les bondieuseries, pour compléter le trajet manquant à ma traversée de l’Espagne. Antequera comme point de départ, Andùjar au bord du Guadalquivir, comme destination.
Après l’habituel Tralala des transports la veille, je consacre aujourd’hui à mes préparatifs, aussi à un peu de tourisme, n’oublions pas qu’il s’agit là de la ville des églises, chère à Julio.
Ma cartouche de gaz n’a pas passé les rayons X de la gare de Madrid, elle m’a valu une course jusqu’à une poubelle extérieure et presque un retard.
Tout ça pour m’apercevoir que le brûleur était mon seul oubli.
J’entre dans la première ferretaria, droguerie / bricolage à l’ancienne.
Cartouche de gaz d’une vieille norme, spécimen de réchaud non répertorié. Balek, il me faut du café pour démarrer les journées, des pâtes pour les finir. Vendu. Acheté.
Le reste, c’est de la galette, juste faire un ravito de porc et de fromage, sans oublier un spray d’huile. On produit ici 10 millions de tonnes d’olives par an, campeon del Mundo, loin devant l’Italie avec ses 2 millions…
Les poussières sahariennes ont mis le blanc des maisons dans le ciel pour donner une étrange impression de fin du monde. Trop de blanc partout, on dirait un mariage, mais qui va mal tourner.
Je monte la Cuesta de la Paz jusqu’à l’Alcazaba, fortification d’une époque musulmane pas si lointaine. Mais j’ai plus envie d’agiter mes jambes que de prendre des photos.
« Arte de Tapas » tiendra ses promesses pour le repas.
Tout comme le chorizo, mes jambes piquent, et j’ai hâte de retrouver la marche, le vertige horizontal, les muscles qui couinent, l’esprit qui se libère, le café de l’Orient et la tisane West Coast.
Demain.




