Refaire ses lacets

L’attraction fantasmatique du Haut Atlas agit maintenant depuis janvier. Le bon résultat de mon dernier scanner m’autorise cette nouvelle promenade. Le tracé était déjà quasiment prêt depuis maintenant quelques années. Le casting également, puisque les amis de toujours, Bruno et Rémy avaient déjà posé une option pour cette session. Mais l’incertitude demeure quant à mes capacités physiques.

Pourrais- je supporter les kilos du sac?

Encaisser le dénivelé ?

L’exigence d’un trek dans le Haut Atlas est-elle compatible avec la thérapie cellulaire ?

J’affine les préparatifs depuis mon appartement de Gueliz à Marrakech en faisant défiler les souvenirs des promenades passées dans ces montagnes envoûtantes. 

2016 : départ dans la chaleur de la plaine du Souss, Rémy qui me rejoint à Talmakant jusqu’à Lalla Aziza…

2017 : une erreur qui a failli être fatale, la rencontre avec les muletiers et les 25 km derrière le cul de leurs animaux, rejoindre l’Oukaimden en passant pour la première fois les 3000m d’altitude.

2018 : repartir d’Oukaimden, repasser un col à 3000, marcher dans la neige, puis la boue jusqu’à Tizi’n’Oucheg, la prairie du plateau du Yagour et les gravures rupestres dans les blocs de granit, une nuit cloué à Taddert à vomir une Bissara douteuse…

2025 nous tend les bras. Nous retournerons demain à Taddert pour prendre la direction du Tizi’n’Telouet. Dieu seul sait où nous dormirons. Il sait aussi qu’on y sera bien.