Toujours du vert. Quelques rudes montées. « Quatre Français et le goudron » nous avait promis Hamid à Ait Rahou. Les véhicules d’escorte en plus. Qui nous attendent aux tournants. Puis repartent. Pourtant tout est paisible ici. Nous redescendons. Une réunion se tient dans un des lacets. Des véhicules d’officiels, la Mercos qui nous suit depuis ce matin, mais aussi des anciens. Tout se beau monde discute. De nous, il en va sans dire. Nous continuons la descente, commençant à sonder les possibilités de bivouac. La Mercedes nous attend au virage. Par provocation, je la prends en photo. Le moustachu en civil m’interpelle, me demande d’effacer la photo. C’est bien un flic. Qui ne se présente pas. Etrange coutume. La rivière coule en contrebas, ses berges nous accueilleront pour la nuit. Légère expédition pour atteindre notre camping tant la pente est escarpée. Au moins, le moustachu ne descendra pas… Mais quand même la visite des fermiers d’à côté, missionnés par les autorités, cela paraît clair. L’un deux se sent bien autour de notre feu, il reste là, sans parler, sans bouger, une probable consanguinité ayant vidé ses yeux de leur expression. Je l’invite gentiment à rentrer à la maison. La nuit, les lampes de poche communiquent d’une vallée à l’autre, chacun est à son poste. Tout ça est ridicule. Mais ne gâche pas notre bonne humeur, car cette plage nous ravit, et le bruit de l’eau berce notre nuit.
Une allure fondamentale
Entre 2 et 6 km/h, c'est là que se situe l'allure fondamentale. Ce blog en fait l'éloge...
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